mercredi 17 novembre 2021

Le début d'une looooongue histoire d'amour

Flashback: On est en 2016. On a tellement aimé notre visite à Acadia National Park dans le Maine à la St-Jean en juin qu'on décide que pour nos vacances en aout, on se ferait un road trip de deux semaines pour revisiter Acadia NP, remonter la côte par le Nouveau-Brunswick en longeant la Baie de Fundy et visiter la Nouvelle-Écosse. Boom: on tombe amoureux de la vie dans les Maritimes!

On a fait le sentier Beehive avec via ferrata pour la 2e fois cette année!
On a fait le sentier Beehive avec via ferrata pour la 2e fois cette année!


Avec 70 pieds carrés habitables, il faut maximiser l'espace de chacun!


Brume matinale sur une plage du Nouveau-Brunswick... et du sable à perte de vue!

Boondocking à son meilleur: l'une des nombreuses nuits où on n'a pas payé pour dormir!

Comment résister à l'appel de la mer?

La régate de la Chester Racing week. Stationnés en plein coeur de la ville, avec piscine à l'eau de mer et wifi gratuits, on rêve d'habiter cette petite communauté et de posséder un voilier!

Ce voyage dans les Maritimes était en fait une répétition générale pour notre grand voyage de 2017 (dont les meilleurs articles sont répertoriés dans la section Coups de coeur de notre blogue). Le camion passe le test et la vie sur la route plait à toute la famille. Le temps de fêter les cinq ans de Juliette, et on part sur la route pour quatre mois et demi, en plein hiver!

Et c'est un départ!

On en fait des rêves... quatre mois à décrocher de la vie quotidienne. Ceux qui nous connaissent depuis longtemps le savent: on a toujours des projets en banque! Vivre sur un houseboat dans l'Okanagan, construire une minimaison, avoir une terre à cultiver. Certains projets tombent à l'eau, d'autre évoluent  ou renaissent sous d'autres formes...

De retour de vacances, on est sous le choc: on ne supporte plus l'idée de vivre en dedans. Les plafonds sont bas (quand même... on a des plafonds de 9 pieds et demi à l'appart), la lumière naturelle nous manque, le rythme de la ville nous étourdit. On devient obsédés avec l'idée de trouver un terrain boisé, loin du tumulte de la ville, pour mettre en branle le projet de la minimaison autosuffisante en énergie et en nourriture. 



dimanche 10 janvier 2021

120 heures de travail plus tard: ça fit !

Après une centaine d'heures passées au sous sol, le premier test d'assemblage est un succès: les deux demi coques sont parfaitement alignées ! 👍😌


Le magasinage du bois

Le magasinage du bois est pas mal compliqué.  Je sais pas s'il y a plus de bois a PEI, mais au Québec, il doit pas se fabriquer beaucoup de bateaux ! 

Les planches (lumber)

Ça me prend principalement 2 sortes de bois:

  1. dur pour les endroits qui vont manger de la misère genre frêne blanc (white ash) ou acajou (mahogany)  
  2. mi dur pour le reste comme du BC Fir (Douglas Fir)
Evidemment, le tout doit avoir un bonne résistance à la pourriture et un grain sur le long pour bien plier.
Comme j'aime acheter local, j'ai choisi le frêne plutôt que l'acajou qui vient d'Afrique.

SpeciBois m'a passé au planer des belles planches de 3/4" par 5-1/2". Si je fabrique plusieurs bateaux, je m'équiperai d'un planer pour acheter du 1"x6" rough.

Frêne à gauche, BC Fir à droite

Le contreplaqué (plywood)

Le plywood est une autre quête du Saint Graal. J'ai le choix entre du meranti ou okoumé qui sont magnifiques une fois vernis mais importés ou du BC Fir de chez nous pas très joli. Dans tous les cas, je dois aller chercher le plywood a Toronto chez Noahs car impossible de trouver du 4 mm dans la Belle Province.

La construction

Mon wa'apa est construit en plusieurs sections: seule option pour travailler au sous sol sans défoncer la fondation une fois terminé 😕
  • Une coque pour l'avant de 8' (la P_ _ _e)
  • Une coque pour l'arrière de 8' (la P_ _ _ e)
  • Une coque optionnelle dans le milieu (pour héberger batterie, panneau solaire, glacière, VHF, ...)
  • Deux ama de 12' (flotteurs sur les côtés)
  • Deux iako de 11' (ce qui tient les ama a la coque principale)

Les cloisons (station)

Les cloisons sont la structure du bateau qui seront ensuite habillées de plywood. Contrairement au Hartley 14 que je veux construire ensuite, le wa'apa n'a pas de strong back: c'est juste du plywood plié autour de membrures pour lui donner des courbes.

On rip du bois
 
On coupe du bois

On colle du bois a l'époxy

Une coque

Les deux coques sont identiques donc on en fait une et on répète la formule. 
J'avoue que de voir du bois en 2D se déformer pour devenir un volume avec des formes (sexy) est émouvant et magique. Construire le camper ne m'a pas donné cet émerveillement: les volumes géométriques sont restés géométriques - dull !

On lui donne des formes

















On la cloue

On lui ajoute un fond

Les iako

Avec 11' de long, les iako absorbent beaucoup de force et sont aussi lourds que la coque au complet ! 😲
La structure est un peu comme une aile d'avion et ça a l'air super savant quand tu fabriques ça.

Les clamps, c'est comme les vélos: y en a jamais assez !

















Les entraves d'un iako pour documentation


Fin de la partie #1 du wa'apa

Le plus gros stress était que la proue allait être alignée avec la poupe 16' plus loin une fois assemblé: CHECK !


Alors voilà un gars pas mal fier d'avoir construit son premier bateau. Je vais prendre le reste de l'hiver pour :
  • faire les deux ama
  • le pied de mât pour la voile
  • la dérive
  • le safran (je refuse de barrer a la pagaie comme Moana)
  • les sièges
  • le pontage des compartiments étanches
  • ...et draper tout ça de fibre de verre, 3 couches d'epoxy puis 2 couches de vernis.

jeudi 17 septembre 2020

Autres destinations, autres moyens de transport

Allô, 

Je pense que vous savez que notre ballade vers l'ouest a chié royalement en 2020 (sinon, voila la fin).  

Le but était une petite marche d'approche de 15,000 km sur 4 mois pour se poser à l'île de Vancouver et explorer le côté pacifique du Canada sur un bateau. Well, on a fait à peu près la même distance mais en 4 semaines !!! Le reste du 4 mois: j'ai respiré par le nez.

Même si j'avais juré de ne faire aucun nouveau projet cette année...bin j'ai guéri plus vite que prévu.

Je sais que Zingaro est le nom du camion mais c'est aussi nous: des gitans! On a toujours besoin de bouger.

Je me lance donc dans la fabrication d'un bateau qui naviguera dans Sunbury Cove à l'Ile du Prince Edouard (PEI) ou on a acheté un terrain au bord de la mer. Le chemin se termine par une mise à l'eau à 30 mètres de chez nous. 

Terrain de char à voile à marée basse ?

Ce (premier ?) bateau sera un Wa'apa

Quand Seb et Cat sont partis à la voile sur Epsilon (drôle de nom pour une baleine en acier de 38'), ils ont vidé la maison et fait quelques dons pendant leur party de départ. J'ai donc hérité de ce livre.

Ce projet va m'occuper cet hiver au sous sol et me permettre de maîtriser quelques techniques d'assemblage ainsi que les différents bois.

Si j'aime ça (et si ça flotte), je prévois construire un Hartley 14 (les plans arrivent bientôt de Nouvelle Zélande) qui sera notre day boat de promenade en famille.

Si ça vous intéresse, vous pourrez suivre mes folies dans une nouvelle section bateau du blog actuel.

ps: je m'enligne pour devenir un Fernand

L'matin, j'me lèverai vers six heures
J'sauterai sur un p'tit bateau d'pêcheurs
J'ramènerai une couple de poissons
Pour ma femme restée à la maison
L'après-midi, je prendrai ça mollo
J'f'rai une p'tite sieste su'l'bord de l'eau
Pis j'rentrerai chez nous tout juste à temps
Voir le soleil sur l'océan

jeudi 7 mai 2020

La côte est… les 4 000 premiers kilomètres!

Juste parce que… 

 … on s’y était tant préparé 
… l’instant d’un moment, on a vraiment cru qu’on vivait l’aventure telle qu’on l’avait rêvée 
… nous savons bien que nous ne reverrons pas de sitôt ces déserts, cactus et roches rouges que nous aimons tant 
… vous étiez si nombreux à voyager avec nous: famille, amis, collègues, voisins, camarades de classe
… j'adore écrire et que vous aimez me lire 
… j’ai réussi à faire un certain deuil de cette mésaventure 
… c’est pas un virus pandémique qui va zapper de nos mémoires ce bref voyage qu’on a fait en 2020 

Je vous présente quelques pages qui relatent la courte escapade d’une famille de voyageurs qui ont l’aventure inscrite dans leur ADN.

Voici en gros le trajet qu'on a fait... plus de 10 000 km en un mois:



Quitter Montréal dans ces conditions, c’était irréel. La maison était plus vide que jamais, le camion rempli à pleine capacité. Gros soleil, 10,5 degrés en ce 24 février 2020. Notre ami Érick, qui nous accompagnait pour l'occasion, s’étonnait tout de même que Zingaro ne soit pas paqueté jusqu’au plafond après avoir assisté aux innombrables voyages entre le salon et le camion. Mais c’est qu’on doit quand même y vivre dans ce loft de 70 pieds carrés!

Ça va faire drôle de ne pas voir nos voisins, nous qui faisons l’aller-retour sans cesse dans l’escalier pour récupérer Juliette ou déposer Axel! Tout d’un coup, ça nous parait long six mois. Quelques photos souvenir, et c’est un départ!



dimanche 22 mars 2020

Voilà, c'est fini.

C'est pas la chanson de Jean-Louis Aubert mais bien le statut de notre aventure.

Tout ce que j'ai rêvé, préparé et promis aux filles prend fin aujourd'hui à Alberquerque!
Faire de nouvelles rencontres.
Retourner à Vegas avec Juliette.
Se baigner dans les hot spring du Texas.
Suivre le programme des Junior Ranger pour faire l'éducation de Juliette.
Pédaler dans les sentiers rouges de Sedona.
Dormir sur la plage de Gabriola Island.
TOUT.

Depuis une semaine, on attend de voir si la situation s'améliore mais chaque décision devient mauvaise dès le lendemain.
Un taux de succès quotidien de 0% est épuisant après 7 jours alors on jète l'éponge.
Je vois plus que 2020 sera pas l'année où on sillionne l'ile de Vancouver en bateau.

Je ne sais pas (encore) si j'ai le Coronavirus mais je vais devoir guérir de cet échec/abandon et ça va être long.
Encore 3,000 km pour arriver dans le froid en quarantaine sans maison...

Merci de nous avoir suivi.

lundi 24 février 2020

Sortir du Moule

A notre retour de voyage en 2017, Éliane et moi avons repris nos anciennes job et Juliette a commencé l'école.  Sans trop s'en rendre compte, on allait rentrer dans le moule et y faire fitter Juliette.

Le moule de Juliette, c'est:

  • la cloche sonne a 8:14 même si t'es fatiguée
  • mercredi, c'est éducation physique même si tu feel arts plastiques
  • tu manges a 11:35 même si t'as pas faim

2.5 ans plus tard, le moule ne fit pas. Il nous fatigue, il nous irrite et il vole a Juliette les quelques années qui lui reste de spontanéité.

Nous mettons donc nos vies professionnelles sur pause pour vivre au rythme de Juliette, de la route et des saisons.

  • Eliane a quitté le 20 décembre pour pouvoir enfin passer noel avec sa fille (le moule la forçait a travailler car pas assez d'ancienneté).  
  • L'appart est vidé de nos choses personnelles et loué pendant notre voyage.
  • Juliette est retirée de l'école
  • Tout ce qui vient dans le camion est entassé dans le salon

Voila, alors que mon papa souffle aujourd'hui ses 77 bougies, on prend la route un peu comme il la prenait quand j'avais 8 ans.

Le VV

Je pense, comme le chante Grand Corps Malade, que créer un peu de désordre va nous forcer a retrouver l'équilibre.

[...]
♬Tout est une question d'équilibre, je crois en c'truc du fond du cœur
Si dans une vie ça part en vrille c'est qu'l'équilibre à vrillé
Pour le garder c'est capital de pas dormir sur ses lauriers
Alors je reste vigilant quitte à recréer du désordre

Je suis un funambule, j'avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l'air dans ma bulle
L'équilibre est une attitude
J'avance loin des certitudes
[...]

dimanche 15 décembre 2019

Viens jouer dans mon ile!


C’est l’ancien slogan de l’Ile-du-Prince-Édouard, ou du moins, celui dont je me souviens. Cette année, on s’était dit que ça serait cool d’explorer une nouvelle province maritime et de faire changement de la Nouvelle-Écosse (NÉ) qu’on a visitée en 2016 et 2018. Après avoir été déçus des règles qui régissent la construction de mini maisons en NÉ, on avait aussi envie d’aller voir sur place ce que ça serait que d’acheter un bout de terre à l’Ile. Stéphane en avait étudié attentivement certains coins et avait noté quelques trucs prometteurs. L’expérience NÉ nous avait enseigné qu’on n’achète pas sans avoir visité! En plus, au dire de certaines personnes, les eaux les plus chaudes au nord de la Virginie ne sont pas au Nouveau-Brunswick, tel que présenté dans les publicités, mais bien à l’Ile. Parfait pour des vacances vanlife style en pleine canicule! On voulait aussi tester notre nouvel aménagement intérieur avant le prochain grand voyage!



dimanche 10 février 2019

Février 2019… Ça y est. J’ai fait le tri final des photos de nos vacances d’été en Nouvelle-Écosse. Mais l’été n’est que vague souvenir maintenant. Si loin qu’on planifie déjà les prochaines vacances. Pour s’encourager dans ce froid, cette glace qui avait cloué Zingaro sur place dans la ruelle. Pour oublier qu’on va encore passer une année entière sans grand voyage en famille, sans aventure à la conquête de l’ouest. Mais en triant ces photos, j’ai tout de même eu envie de partager ces 15 jours de liberté, de rencontres, de découvertes. Surtout aussi parce que la Nouvelle-Écosse fait maintenant partie de nous, de nos plans futurs. On sait que cette petite province d’à peine un million d’habitants constitue une destination parfaite pour des vacances van-life style. De l’espace, il y en a. De la tolérance aussi! On a vécu au gré de nos impulsions, décidant de camper ici, ou là, juste parce que c’était beau, sans avoir à se demander si c’était permis! On n'a pas payé une seule nuit de camping tellement c'est facile là-bas.


Coucher de soleil sur Green Bay, vaches comprises!


lundi 23 avril 2018

Pimp My Van

Nouvelle Cuisine

Après 5 mois de Always-Chase-The-Sun, on a quand même pogné quelques journées de pluie ou de grand vent.  On a donc dû renier notre motto "Vivre dehors" et se squizer en dedans une couple de fois.
C'est dans ces moments qu'on a trouvé notre cuisine un peu trop minimaliste avec notre Coleman au camp fuel et pas de comptoir pour le poser.

La cuisine "lean" (sans jeux de mot) lors du roardtrip 2017

samedi 6 janvier 2018

Nouvelle année – Nouveau défi

Bon. Ça fait longtemps, encore, que je n'ai rien écrit. On avait quand même convenu de continuer à alimenter le blogue pendant notre phase sédentaire. Phase, oui, car on retournera sur la route, et pour plus longtemps peut-être! Mais en attendant notre tour, on passe notre temps à lire le blogue des autres, qui eux, poursuivent leurs aventures ici et ailleurs. Que ce soit nos amis Gaspésiens sur la route qui ont décidé de tenter l'aventure campeur en Europe, nos amis du voilier Epsilon, partis en famille dans les Caraïbes, ou bien les différents voyageurs qui sont en Utah et en Arizona en ce moment, tous nous font rêver et nous font repenser nos plans futurs.

jeudi 31 août 2017

Flashback Oregon, partie I

Depuis notre retour le 2 juillet, on a été plus que silencieux sur ce blogue. Pas envie de parler. On était en introspection, et en état de choc, faut le dire. Ça nous a pris un certain temps à nous habituer à vivre à nouveau entre quatre murs. Les deux premières semaines, on a carrément joué à l'autruche. On a envoyé Juliette chez mes parents à Québec et on a tenté de s'occuper au max: on a refait la terrasse, nettoyé la maison à la grandeur, changé les meubles de place, aménagé une salle de jeu au sous-sol, you name it. Entre deux corvées, on se payait un bon resto en amoureux et une ballade dans notre quartier. Les soirs de pluie, on se laissait choir devant un film. La météo moche qui frappait le Québec à ce moment nous a déprimés encore plus. Jamais en cinq mois on avait vu tant de pluie.

Avec le temps, l'arrivée du soleil et le confort de notre belle terrasse, on s'est habitué. La seule qui semblait contente de son sort était Juliette, qui retrouvait son univers, ses jouets, ses amis. Elle nous a catégoriquement dit qu'il était « hors de question » qu'on reparte en long voyage. Alors pour le moment, notre seul moyen de voyager, est de regarder nos photos et de rêver au prochain départ.

Et il y a aussi le blogue! Au départ, il se voulait une plate-forme pour partager nos réflexions et nos aventures pendant qu'on est sur la route. Mais la vie sur la route étant ce qu'elle est, avec ses contraintes et ses moments moins forts, les dernières semaines de voyage ont été moins propices à l'écriture. Mais avec du recul, la passion de raconter et de partager revient. On a donc décidé de maintenir le blogue en vie en ajoutant des articles et des photos de cette aventure et en vous entretenant de nos activités futures, des transformations du camion, nos réflexions sur la vie de nomade et autres sujets palpitants, comme des meet-up de vanlifers (on en a deux au menu ce mois-ci)!

jeudi 29 juin 2017

The meaning of vanlife


Je suis un ADM (Avec Domicile Mobile)

Le titre n'est pas de moi.  En fait, c'est le titre d'un documentaire qui devrait voir le jour en 2018 et que je viens de financer sur KickStarter.
N’empêche que le titre m'a fait réfléchir.  On était supposé passer la Saint Jean (le 24 juin pour les non québécois) au BC grâce au rassemblement de Vanlifer organisé par Julien de Go-Van .  On était super excité Éliane et moi de vivre deux jours juste avec des gens qui vivent comme nous, sur la route.
Sauf que, le mauvais temps, les inondations à Penticton, les cerises en retard à Osoyoos, les bibittes à Vernon, les ours noirs à Rossland, les filles malades sur la route 3 qui viraille nous ont poussé trop vers l'Est pour revenir sur nos pas à temps pour le 24 juin.

Toujours est-il que je m'étais posé la question à moi-même en pensant aller à ce rassemblement: c'est quoi être vanlifer? C'est tu faire du plein air? c'est tu être SDF (Sans Domicile Fixe) ou plutôt ADM (Avec Domicile Mobile)? C'est tu être en vacances perpétuelles?

Comme ce voyage s’achève et qu'on est à quelques jours de prendre le chemin du retour, voila une petite rétrospective de nos 20,000 km de route ou nos 130 nuits sur un matelas de mousse ou nos 200 repas cuisinés au camp fuel dehors sur le vieux Coleman ou les 18 Parcs Nationaux Américains visités (pas mal pour 80$ US)  ou les (au moins) 15 sortes de sable de plage que Juliette a testées.



dimanche 11 juin 2017

100 jours de grâce

C'est les deux pieds dans l'océan Pacifique, en Oregon, qu'on a célébré 100 jours de vie nomade. Cent jours de liberté, de vie à se concentrer sur nos nombrils pour en tirer une leçon de vie, en famille. Cent jours de petits bonheurs. Cent jours de mini malheurs, bien sûr. Mais ça, on les laisse derrière!
À la manière des enfants de maternelle qui comptent 100 jours de classe et qui célèbrent sur le thème du 100 trucs-machins-à-partager-avec-tes-amis, voici une liste du matin jusqu'au soir, de 100 de mes petits bonheurs:

1. Me réveiller sans cadran
2. Entre-ouvrir le rideau pour voir le lever du soleil rose sur les montagnes
3. Regarder Stef dormir.
4. Sentir Juliette toute collée sur moi. 
5. Décider d'un regard complice de prendre la route juste après le lever du soleil.

À 9 600 pieds, fait trop frette pour dormir. On prend la route avec le sourire et on blaste la chaufferette! Dixie NF, UT

mercredi 17 mai 2017

Un peu de porn Américaine


Disclaimer: le contenu de cet article est très graphique et peut provoquer certaines envies de prendre la route.

North Creek

Quand j'avais 7-8 ans, mes parents avaient aménagé un Volkswagen Combi 1973 en camper.  On lui avait collé des mains de Pif Gadget mais jamais donné de nom: c'était le VV (vévé).  J'ai passé plusieurs étés à observer la route par les fenêtres et dormir dans le poptop quand on faisait du camping sauvage dans les gorges du Tarn.
Quand on fait de la petite route, Juliette est en arrière dans le lit queen au milieu des coussins et des jouets. Pis quand je l'espionne par le rétroviseur, je la trouve à plat ventre qui regarde la route par les fenêtres d'en arrière...un peu comme moi à son âge.

Notre chez nous à côté de Zion NP
En anglais, on dit : You are a product of your environment.  Ça s'applique autant pour moi que pour mes deux filles.  40 ans plus tard, je revis mes souvenirs de bord de rivière en camper et toute la famille est heureuse dans ce setup minimaliste.  On aime la musique de l'eau, le courant du ruisseau, les roches pour essayer de traverser sans se mouiller.

lundi 15 mai 2017

Celebrate, Good Times, Come on!

Attention... roulement de tambour... Eh oui! On a célébré au champagne nos 3 mois sur la route en fin de semaine à Moab, sur le bord de la rivière Colorado!





 

mercredi 10 mai 2017

La vita e bella!

C’est à peu près la totalité des mots italiens que je connais. Mais ils contiennent l’essence du dernier mois. On a été plutôt tranquille côté blogue… ça veut pas dire qu’on n’a rien à partager, au contraire: on en a trop! Tellement qu’on ne sait plus si on doit retourner en arrière et relater nos arrêts tel un guide touristique, ou juste vous présenter une collection Best of de nos photos, en désordre, ou comme ça vient.

Alors force est de constater, que même en pause du rythme effréné de la vie quotidienne, le retard me rattrape! Mon journal de bord façon papier est bloqué au Texas, et hier j’ai trié des photos datant du 13 avril… quasiment un mois! Pourtant, j’ai huit heures de plus par jour sans obligation travail. Je me lève vers 8h et me couche vers 21h30. Bien qu’on pourrait débattre longtemps sur les raisons de ce retard, disons juste que tout est une question de priorité… et que là, dans ce paradis de chaleur, de roches rouges et de fleurs sauvages, entourée de ceux que j’aime, j’ai d’autres priorités que la correspondance! On s’était dit que ce blogue ne devait pas devenir une obligation… alors voilà, on le néglige et on vous demande d’être indulgents! De toute façon… vous n'êtes pas tellement bavards non plus, même si on sait, par les stats du blogue, que vous nous suivez. J’imagine que ça s’équilibre!

Alors pourquoi ne pas commencer par la fin. Après tout… la vie est belle quand on commence par le dessert! On verra s’il reste de la place pour le reste après… Maintenant, il faut établir c’est où la fin… parce que là on revient d’une escapade dans le coin de Capitol Reef NP et de Bryce Canyon NP. Mais comme c’est trop frais, je vais garder ça pour plus tard… mais on vous fait un petit coucou de notre rando de 6,1 km à 7 000 pieds d’altitude par 25 degrés à Bryce. Ma championne était morte après!


Les reines de Queen's Garden à Bryce Canyon NP
Ouf... elle a gagné ses épaulettes! On a fait le reste en navette, après une bonne crème glacée!

mercredi 19 avril 2017

From Arizona to Arizona

Deux pas en avant, un pas en arrière

Tout le monde nous dit que 2017 est une année froide et on les croit.  Les images radar de NOAA et National Wheather Service sont devenues mon outil de navigation...Et la station service notre meilleure amie car notre petite danse de va-et-vient nous a fait franchir le cap des 11,000 kms (le quart du tour du monde).

La Californie

La route 66 menant en Californie, c'est chez Cécile et William qu'on a retonti pour une fin de semaine.  La première fois en deux mois qu'on dormait dans une vraie maison.  Maison splendide inspiration beach house avec oranges et citron à portée de main pour le plaisir de Juliette.






Nos amis artsy ont un talent pour la déco et nous faire sentir chez nous.







Entre plage à Malibu et Marché bio à Studio City, je jase des amis d'enfance (30 ans déjà) pendant que Éliane découvre William et que Juliette joue avec les jumelles Lia et Manon.  Je pense que toute la tribu a besoin de socialiser en français.
J'en profite pour tester le vélo à Los Angeles...C'est devenu un kick de pédaler les villes qu'on traverse comme si j'étais à Montréal. Je ressens un réel plaisir à rouler mon Kona n'importe où et n'importe comment.
So much pour mon remake de Terminator : le Los Angeles River est plein d'eau!



Joshua Tree

Joshua Tree est comme un jardin enchanté dans lequel on se ballade plus qu'on ne randonne. Le décors est simple mais semble imposer un sourire léger sur toutes les bouches.



On campe,comme en 2010 à canyon land, au pied d'un boulder. Je me souviens que planter la tente au pied d'un boulder m'avait fait sentir un vrai gars de plein air aux accents cro-magnon.



La cerise sur le sunday, nos voisins d'en face sont des Français expatriés à Portland ! Juliette profite de la langue familière pour jouer avec les garçons.  Merci encore à vous Aurore et Laurent pour le tuyau sur la piscine de Death Valley: on en a bien abusé pendant deux jours !
On inversé les rôles le temps de s'arracher la peau sur les boulder vraiment abrasifs.  Juliette joue aux parents pendant que les parents jouent à l'enfant.





La 395

Eliane m'a tellement parlé de la 395, le plus panoramique de toutes les routes de Californie avec ses BLM bordés de hot spring qu'on met le cap sur Lone Pine avec Bishop en vue.  J'ai fait mes devoirs, y a du vélo, randonnée et escalade en masse pour jouer deux semaines...Sauf que il fait -1C à Bishop : altitude oblige. Ma solution, dormir SOUS le niveau de la mer pour avoir bien chaud. Paré à virer? On vire tribord vers Stovepipe dans Death Valley sous 34C.



On y retrouve d'ailleurs nos voisins français de la veille installés au Texas qui organisent une chasse au trésor pour Pâques.  Le but, retrouver la centaine d'oeuf en chocolat planqués dans le désert avant qu'ils ne fondent ! Juliette à l'oeil et l'efficacité de sa mère.  Les filles partagent leur butin avant de se séparer...Je pense que Maëlla et Juliette aurait passés les quatre prochains mois ensemble.


Ce voyage est semé de supers rencontres mais hélas trop éphémères.


Las Vegas

Juliette, tu te souviens de la fontaine du Complexe Desjardins pendant le temps des fêtes?
Oui
J'en connais une plus grande et dans la rue en plus. Tu veux la voir?
Ouiiiii.
Coup de tête en quittant Death Valley, on file a Las Vegas voir les fontaines du Bellagio.

Un touriste nous explique en allemand (merci chérie de comprendre) qu'il vit sans payer et sans permis dans le stationnement du Mandalay Bay. What the heck: on s'installe comme lui et on grimpe dans le monorail direction les terrasses, le New York New York, Paris Las Vegas et bien sûr, le M&Ms world.

Les filles sont tout excitées d'être sur la Strip la nuit et Juliette se couche à minuit avec le Excalibur comme décor par les fenêtres de Zingaro : YES !

Je résiste à la tentation de mettre quelques coups de pédale sur la Strip à mon réveil car on a un méchant backlog de linge sale.



Lake Mead

Lake Mead est une sorte de love-hate relationship. Le décors et les gens sont parfois supers et parfois haïssables.  Les camping parfois chers et parfois gratuits.  Bref, on avait jamais testé ce parc et on fait des erreurs de débutant.

On en garde quand même un bon souvenir de camper sur le bord de l'eau gratos puis déjeuner sous les palmiers dans un hot spring.






Mon seul regret: ne pas avoir le temps de faire les démarches pour le sauvetage de ce monocoque acier abandonné dans le parc de la marina qui est devenu un cimetière pour bateau.