C’est dimanche matin. Je me réveille avant tout le monde, comme bien souvent. Depuis que Stef a transformé notre lit queen en quasi king (on a 70 pouces de large au lieu de 60 car il a fait faire un 180˚ aux sleepings, ce qui ne compromet en rien le confort des pieds car on se niche la tête dans les renflements des portes), Juliette dort un peu plus souvent avec nous plutôt que sur son lit de camp rose, surtout quand on s’arrête pour une seule nuit. C’est elle la vraie marmotte de la famille. Elle se cale dans son sleeping pour fuir la lumière, et ce matin ne fait pas exception. Je tire un peu le rideau pour voir si le soleil est passé de l’autre côté de la montagne: pas encore, mais le ciel n’est plus rose. Il doit donc être vers les 7h du mat. Stef remue, me sourit de son air endormi. Et comme le dit si bien le dicton: « quand la marmotte dort, les parents dansent », on s’accorde un petit moment d’intimité pour célébrer cette cinquième semaine qui débute. [Bon ok, au moment de publier, on a plus d'une semaine de plus d'écoulée]
jeudi 30 mars 2017
mardi 14 mars 2017
4 semaines déjà
Voila venu le post du décompte. Comme tout a une fin, dénombrer me permet de mesurer combien j'ai accompli, ou combien il reste encore a faire!
En 7,000 km on a traversé 12 états, on a visité des grottes a Carlsbad 700 pieds sous terre
vendredi 10 mars 2017
Bonne fête ma sœur
Bonne fête a toi ma sœur.
C'est au bout d'une route perdue du Nouveau Mexique (Wichita Rd) et sous un soleil de plomb que j’apprends Happy Birthday au Uke juste pour toi. Tu mérites largement ces efforts (j'ai quand même dû apprendre a déchiffrer les tablatures pour faire du picking...je ne joue que des accords en strumming).
Je te souhaite une super journée en attendant de célébrer ensemble a notre retour en août. Je t'aime.
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| Le soleil de plomb |
jeudi 9 mars 2017
Le parc national Big Bend: plus grand que nature!
Cette pause en ville à San Antonio nous a revigorés. On est des bibittes de ville, tout de même! Un latte digne de ce nom (je préfère m’en passer que de boire du Starbucks en route) et un développement urbain axé sur le plaisir que procure la marche en ville, sans vraiment être en ville car on est « sous terre » à ciel ouvert, sans voitures, c’était nouveau pour nous depuis le début du voyage. Et en fait, ça s’est trouvé à être une cassure, un nouveau départ. Je crois que sans s’en rendre compte, à vouloir faire de la plage en bums, on est tombés dans un autre extrême. On avait un peu perdu de vue ce qu’on venait « vraiment » chercher dans ce voyage: les décors enchanteurs, les montagnes, la solitude, le désert et sa végétation particulière. Ce qui, en fait, nous avait manqué lors de notre séjour en Floride en 2015.
Suivant notre nouvelle entente, on s’est spontanément arrêtés au réservoir Amistad. Bon… pas aussi spontanément que ça car on a raté l’endroit qui donnait directement sur le réservoir et qui était si beau vu de la route, mais on a pris un embranchement plus loin qui menait à une route… inondée! Un peu d’exploration en vélo dans les terres (c’est pratique!) et on déniche un site classé BLM gratuit. BLM, c’est Bureau of Land Management, les terres publiques des États-Unis. Certains ont des frais (généralement de 5 à 15$) alors que d’autres sont complètement gratuits car sans services. Mais on n’a besoin de rien car on traine notre eau (un réservoir de 18 L) et notre toilette portable (qui peut facilement nous durer 3-4 jours sans ajout de chimique). Stef fait un peu de vélo, Juliette et moi on se promène le long d’une rivière quasi asséchée où on voit des traces qui ressemblent à celles d’un cochon. On apprendra plus tard qu’il y a au Texas des javelinas, genre de sangliers sauvages. On cuisine le souper: crevettes sautées aux herbes salées, quinoa et brocoli. Le vrai régal, c’est qu’il n’y a pas un souffle de vent: quel changement par rapport à cuisiner sur une plage! Vient le coucher de soleil sur les collines: ça y est, on y est. On dit à Juliette que le « vrai » voyage commence! Ces décors, ces couleurs, nous rappellent à tous les deux pourquoi on aime tant le désert!
Suivant notre nouvelle entente, on s’est spontanément arrêtés au réservoir Amistad. Bon… pas aussi spontanément que ça car on a raté l’endroit qui donnait directement sur le réservoir et qui était si beau vu de la route, mais on a pris un embranchement plus loin qui menait à une route… inondée! Un peu d’exploration en vélo dans les terres (c’est pratique!) et on déniche un site classé BLM gratuit. BLM, c’est Bureau of Land Management, les terres publiques des États-Unis. Certains ont des frais (généralement de 5 à 15$) alors que d’autres sont complètement gratuits car sans services. Mais on n’a besoin de rien car on traine notre eau (un réservoir de 18 L) et notre toilette portable (qui peut facilement nous durer 3-4 jours sans ajout de chimique). Stef fait un peu de vélo, Juliette et moi on se promène le long d’une rivière quasi asséchée où on voit des traces qui ressemblent à celles d’un cochon. On apprendra plus tard qu’il y a au Texas des javelinas, genre de sangliers sauvages. On cuisine le souper: crevettes sautées aux herbes salées, quinoa et brocoli. Le vrai régal, c’est qu’il n’y a pas un souffle de vent: quel changement par rapport à cuisiner sur une plage! Vient le coucher de soleil sur les collines: ça y est, on y est. On dit à Juliette que le « vrai » voyage commence! Ces décors, ces couleurs, nous rappellent à tous les deux pourquoi on aime tant le désert!
| La vie "sauvage" |
samedi 4 mars 2017
Fini les plages
Fini les plages
Je pourrais énumérer tous les bons plans plage comme Surfside Beach ou encore mieux Magnolia Beach avec douche chaude gratuite mais l'épisode plage est fini pour l'instant. Tout le monde a eu sa dose de sable, vent, coquillage et motte frisée pour Éliane.
dimanche 26 février 2017
Nos 15 premiers jours
Nos premières semaines sur la route
Oui, on a roulé! Trop même: au moins deux fois plus que le maximum qu'on s'était autorisé après notre road trip en 2012 (1,500 km par semaine avec Juliette). On a roulé pour fuir le froid, puis fuir la côte Est trop privée, puis fuir la Floride trop chère, pis rendu là, fuir les états de la culture du coton et des bayous. Bref on a roulé car on avait un but: l'Ouest. On a oublié d'oublier nos préjugés et s'ouvrir a ce qu'il y avait a découvrir. Notre agenda a créé du stress et du stress, ça créé des chicanes (surtout dans 70 pi ca). Je me rappelle un article d'un vanlifer qui disait que la vie sur la route créé plus de chicane mais qu'on se réconcilie beaucoup plus vite aussi. Alors avec Éliane, on s'est dit qu'il fallait se watcher mutuellement pour vivre le moment présent et le rappeler a l'autre quand il oublie. Si une plage est belle et sauvage, on arrête. Si Juliette voit un playground et veut jouer, on arrête. Si un pompier nous offre une palette de bouteilles d'eau car il vide la caserne, on jase avec. Il faut changer notre mindset si on veut que quelque chose de différent nous arrive pendant ces 6 mois.A travers tout ça, on a quand même eu du plaisir:
J'ai pédalé sur Virginia Beach:
| Virginia Beach avec la tuque |
jeudi 16 février 2017
Le marathon des saisons
Le marathon des saisons
Partie 1: l ’hiver
Ça y était enfin, le jour J tant attendu. Fidèles à nous-mêmes, on n’avait pas mis de cadran à 5 heures du mat pour décoller tôt. De toute façon, on nous a jeté un sort il y a de cela bien des années, de sorte qu’on est incapables de partir avant 11h, alors pourquoi stresser! À 8h10, on était dans la douche. À 9h, on savourait nos derniers croissants en compagnie de notre ami Philippe qui habitera notre maison en notre absence. Malgré le calme extérieur, moi je bouille. J’ai tant de choses à faire: une dernière brassée de lavage pour laisser la maison propre, vider le frigo de ce qu’on apporte, ranger les vêtements d’hiver dans le placard. Et une bouchée de croissant par ci, et un sac rempli de trucs qui trainent en vrac par là. Comme on n’avait pas vraiment fait de générale car la plupart des bacs contiennent des trucs qui ne doivent pas geler, on ne savait pas vraiment quelle était la capacité de rangement réelle de Zingaro. J’ai quand même fait des provisions en masse au Costco et on ne s’est pas limités sur l’équipement de sport: vélo, escalade, yoga, natation, course, tout y est, fois 3! Pour les vêtements et la literie, ça c’était fait. Puis fallait penser aux jouets, aux livres, aux loisirs créatifs (perles, dessin, ukulélé). Fallait mettre de côté des trucs à grignoter et boire en route, des jouets, le lecteur DVD, les téléphones, bref, tout ce qui est utile et nous évite d’arrêter en chemin. L’idée, c’était de rouler, de se rendre au moins à Philadelphie.Grâce à l’aide précieuse de Philippe et au dévouement de Stef, nu-mains par -12 degrés, chargement après chargement, la seule chose que j’entendais était: quoi d’autre Éliane? À l’intérieur, je voyais la grosse pile de sacs et de bacs rubbermaid disparaitre. Puis ça a été à moi de jouer pour aménager le garde-manger et le frigo. Eh bien, j’ai tout mis!
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| Même pas de bordel! |
Puis, les 10-12 litres de jus en extra sont rentrés à l’arrière. La capacité de rangement va au-dela de nos attentes, et on ferme les portes, satisfaits de voir que ça ne sera pas un autre de ces voyages où l’habitacle est embourbé dès le départ! Encore 10 minutes pour attacher les vélos, et on en est aux adieux au petit copain de Juliette sur le balcon! L’émotion est grande… on part pour 6 mois? Alors que la maison est enfin vide et propre et que la salle de bain est finie?!
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| Preuve que la salle de bain est finie! |
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| Un dernier coup d'oeil avant de partir... C'est solide! |
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| 3 happy campers! |
Je n’avais jamais passé les douanes de Lacolle si vite: pas de voiture devant nous… c’est quasiment louche… c’est sûr qu’on est dimanche matin et qu’une tempête de neige est annoncée. Les questions habituelles défilent:
-Where are you going?
-To Florida, then visit some friends in LA and family in Oregon.
-For how long?
-Three months.
-Do you have food?
-Only strawberries and dry stuff.
-What do you do for a living?
-I work for the national bank / and I work for the Quebec government
-And you little one, do you go to school?
-(moi à Juliette: regarde le M. avec un sourire) - She doesn’t speak English, but no, she just turned 5.
-Do you have the vehicle’s registration? (celle-là, c’est une nouvelle question)
-Sure, here you go!
-Ok, have a safe trip!
Ouf! J’étais pas d’humeur à revider le camion! Mais la joie d’être en vacances s’est vite transformée en cauchemar hivernal. Les américains n’ont pas notre savoir-faire pour déneiger les routes, mais on peut faire avec car on a des pneus d’hiver. Ce qui n’était pas drôle par contre, c’est qu’à chaque 30 minutes, Stef prenait une sortie, mettait mes gants et déglaçait à grand peine les wipers, sachant très bien que c’était en vain.
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| Stef qui déglace pour la énième fois les wipers. |
Partie 2: le printemps
C’est donc ben plate faire de l’autoroute. Même si Zingaro nous offre beaucoup plus de confort qu’Ali Baba (même Juliette a remarqué que c’était silencieux), il reste qu’on n’aime pas du tout faire la course sur 4 voies de large entre des automobilistes qui textent au volant ou qui te collent dans le c.. Mais comme on est un peu pressés de rejoindre le sud, on a opté pour le chemin le plus rapide. Le but de la journée est de se rendre à Virginia Beach, peut-être même camper! L’avantage de partir si tôt, c’est qu’on est à destination à midi! Un petit arrêt au Visitor’s center nous convainc de prendre un hôtel: le seul camping ouvert charge 50$ la nuit, alors que pour 68$, tx in. on a un hôtel avec petit déjeuner, piscine à 90 degrés et jacuzzi dans la chambre! On passe le début de l’après-midi sur la plage à faire du beach combing et du vélo, malgré le vent et le 12 degrés. On a quand même gagné plus de 20 degrés depuis notre départ! Mais faire du tourisme en février comporte son lot de surprises… aucun resto sur la plage n’ouvre avant mars. On soupe donc sur la main déserte, dans une taverne où on nous demande à l’entrée: fumeur ou non-fumeur? Quoi? Ça existe encore? On a tout de même bien mangé et on a réussi à éviter les frites avec une grosse portion de brocoli et de pois mange-tout.| Pub Kona - Virginia Beach chapter |
Partie 3: l’été
On avait 600 km à faire pour atteindre notre objectif: la mythique Myrtle Beach. Je sais que bien des Québécois y sont allés, pour nous, c’est une première. Je ne pouvais pas dormir car je comptais les heures: si on part à 10h, après le déjeuner et l’épicerie, on serait là vers 16h… pas de temps à perdre! Je presse les deux marmottes et après une fausse manoeuvre de lecture de cartes, on passe tout droit pour l’épicerie. On roule sud: 15 degrés, 18 degrés, 20 degrés! Wow, Juliette a si chaud qu'elle est en boxeurs dans Zingaro car je refuse de mettre l'air climatisé! On a tant gelé, je vais en profiter! On se déniche un super beau camping dans un State Park pour 25$ la nuit. On en prend deux, en se disant qu'on profiterait de la plage. Juliette insiste pour faire du feu: on déguste donc des côtelettes de porc sur le feu et des guimauves comme dessert! Mais le lendemain, ils annonçaient de la pluie presque toute la journée. On a quand même décidé d'aller sur la plage tôt le matin pour sentir le plaisir d'être loin des hôtels et de la vie humaine. "Quel bonheur, ça sent bon", lance Juliette. À force de défier la mer, Juliette et moi on se fait avaler les pieds jusqu'aux chevilles: ça y est, on va rentrer au campement! On branche la chaufferette et on regarde Ratatouille, bien au chaud! Après la pluie, Juliette réquisitionne une petite ballade dans la forêt: ça c'est ma fille! Papa nous suit en vélo... c'est que du bonheur! Après une nuit froide (entre 3 et 5 degrés), on se lève avec un soleil radieux, bien décidés à explorer le reste du coin!Et vous... ça va avec vos nouveaux arrivages de neige fraiche?! On lit les nouvelles, on lit vos commentaires et on pense à vous!
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